A Cairns recherche de travail. Je n'arrive pas à me faire embaucher comme coupeur de canne à sucre car je n'ai pas le physique pour.  Finalement en me faisant passer pour un boucher suisse on m'engage dans un abattoir dans le bush. L’enfer absolu. Je n'arrive même pas à aiguiser mes couteaux. Un grand noir de l'île Vendredi me montre comment faire. Je lui suis encore reconnaissant quoique ce n'était peut-être même pas par gentillesse mais pour ne pas devoir travailler mes morçeaux puisque je n'arrivais pas à suivre (travail à la chaîne). Finalement le contremaître me met à la chaîne qui sort de la chambre froide. Une sirène retentit et une demi vache arrive sur un rail à mon niveau. Je dois enlever trois côtes puis la sirène à nouveau et elle passe au suivant. Je me coupe les doigts, me fais engueuler par le suivant qui en plus de ses trois côtes doit enlever les miennes. En désespoir de cause on me place au bout d'un tapis roulant sur lequel les os arrivent. Ils tombent devant moi, je dois mettre les crânes sur un tapis roulant et le reste sur un autre. Cauchemar : des tas d’os s'empilent autour de moi. On ne me voit bientôt plus. Ca gueule. La chaîne est arrêtée.

Denouveau sans travail je retourne  précipitament à Brisbane où je m'installe en 1963.  Je travaille dans différentes fabriques. Et très isolé dans la fournaise de ma petite chambre je passe mes heures de libres à peindre des perroquets etc.